RETOUR à SOI par le SON
J'ai exploré en profondeur depuis des décennies le pouvoir du SON. Chanter le Requiem de Mozart, vibrer sur des partitions de Vivaldi ou Haendel, quel privilège exaltant... Mais surtout plonger dans le chant initiatique avec les œuvres de PETER DEUNOV, quel éclairage, quelle lumière... Tout ça a étayé ma vie pendant de nombreuses années.
J'ai pu vivre aussi ponctuellement l'intensité de mener une chorale, de diriger devant un public nombreux dans un contexte spirituel, sentir les courants, la puissance énergétique d'un petit groupe soudé par la voix à des résonances de l'invisible. Toute ma vie je serai reconnaissant d'avoir pu vivre de tels moments, portés par des collectifs vocaux intenses associés à une connexion spirituelle commune, un idéal, une force qui guide, élève et inspire.
À plusieurs reprises j’ai vécu des expériences d’ordre transcendantal, vérifié les dimensions insoupçonnées de la voix et du chant orientés vers une dimension de soi qui dépasse totalement le cadre formel.
C'était comme si quelque chose cherchait à jaillir, à émerger, à réveiller un pouvoir secret. En fait presque dès le départ il s’est produit un miracle en profondeur, saisissant le jeune homme que je fus, déposant une forme de message secret à mon intention…
Avec l’aventure du Corps Sonore, il me semble avoir répondu à un appel. En écho à ces fulgurances régénérantes, à ces élans intimes si puissants qui m’ont fréquemment cueilli au détour de mon parcours de chanteur.
Mais ici, autre chose s’est invité.
Comme un besoin irrésistible, organique, viscéral.
Car en réalité depuis toutes ces années quelque chose était en chantier. Suspendu, inabouti.
On pourrait appeler ça : un PLAFOND de VERRE VOCAL.
Quand on chante beaucoup d’énergies montent et inondent les sphères supérieures de l’être. Et c’est magnifique. Pourtant, quelque chose peut vite faire défaut, et entraver la voix.
Ce quelque chose, c’est ce que le Corps Sonore m’a incité à aller chercher.
Ce quelque chose semble enfoui au plus profond du moi, résonnant avec notre histoire, nos blessures, nos limitations, nos émotions. Avec la force de vie, avec ce qu’il y a de plus précieux, tout au fond. Là, dans le ventre, dans la poitrine, dans les fondations, dans le bas-ventre, dans le creuset des vécus les plus intimes, enfouis, occultés le plus souvent.
Car chanter c’est s’ouvrir à la vie, s’exposer, donner quelque chose de soi. Mais la voix, le son, la gorge s’appuient sur un fondement le plus souvent bancal, incertain, miné, chargé de pesanteurs incontrôlables qui rendent difficile l’expression de soi. La confiance en soi, l’amour de soi, le désir de vibrer et d’exister même sont en jeu dès que la voix est sollicitée.
Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est vraiment pas évident !
Le son est créateur, mais autant faut-il qu’il bénéficie des conditions pour épanouir tout son potentiel.
Alors, il faut s’en occuper. Aller chercher, creuser, panser, guérir aussi !
Car l’acte du chant est profondément guérisseur. Rien n’est plus impactant, dénudant, révélateur que la voix.
En s’en occupant sérieusement on trouve face à l’opportunité de briser une gangue, ce fameux plafond de verre qui voudrait nous maintenir dans l’étroitesse d’un filet de voix handicapé par tant de blocages, de non-dits, d’enfermements.
La vulnérabilité émerge, mais notre puissance en filigrane peut se révéler aussi.
Depuis le début avec tous les stagiaires qui sont venus à moi dans cet espoir de bouger quelque chose en soi sans doute, j’ai cherché, exploré, sondé.
De mon point de vue ça s’est toujours avéré riche, stimulant, étonnant aussi. Aiguillés par une audace prospective dont nous avons été les laboratoires vivants et consentants nous avons par moment basculé dans des champs vibratoires vraiment hors normes, intenses, exaltants, régénérants. Presque incroyables parfois.
C’est pourquoi l’expérience du Corps Sonore est elle assez inclassable, entre travail corporel, vocal, énergétique, spirituel, thérapeutique mais aussi délicieusement musical par moments.
Personnellement, ça m’a permis d’atteindre certains sommets. Particulièrement à l’occasion du dernier stage de novembre 2025, où mon énergie a basculé dans un état de grâce certes déjà contacté dans les autres stages mais résonnant ici avec une force sans précédent.
Une puissance intrinsèque a fait irruption en moi, montant des racines, inondant le ventre pour ouvrir au passage tous les chakras. Ce fut une offrande entre terre et ciel, suspendue à un filet de voix transcendé, lavé, purifié, redistribuant la force et la substance vitale tout autour.
C’était impressionnant, comme si ça ne m’appartenait pas. Et d’après les retours des témoins, je n’ai pas été le seul à constater les effets un peu miraculeux du processus : ouverture, libération, puissance régénérante, accès à des fréquences dont les mots ont du mal à rendre compte en réalité !
Cependant ce qui compte vraiment dans l'expérience, c'est l'opportunité de s'occuper vraiment de soi en quelque sorte. De solliciter des forces engourdies, occultées, prisonnières de couches invisibles freinant l'expression de soi. Par le son, nous avons une opportunité providentielle de prendre soin d'une dimension intime de nous-mêmes qui fait le plus souvent défaut.
Pour se rapprocher le plus possible de cette part de nous-mêmes qui étouffe peut-être, et qui n'attend qu'un signe de notre part.
Avec les outils dont je dispose, avec la détermination, la bonne volonté et l'ardeur à se dépouiller et se révéler à soi-même dans la plus pure authenticité, en se mettant à nu sur tous les plans aussi, il y a vraiment moyen d'avancer.
Et de se rapprocher de soi, à travers le corps, la voix, l’appel, l’espérance d’horizons intimes toujours plus riches, remplis de sens et de sons porteurs et bienfaisants !
Stage le Corps Sonore, du 24 au 26 Avril à Sivergues, avec Wyngalian.




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