Bivouac Eden Sauvage
L'état sauvage évoque une forme de paradis perdu, en un temps ou l'être humain était libre de tout conditionnement.
La pression sociale, les normes et les conventions usuelles, la perte du lien avec la nature, le vernis civilisationnel qui impose le plus souvent des lois et des principes éloignés de la sagesse de la terre et du vivant, tous ces échaffaudages n'ont pas conduits tant que ça à l'épanouissement de l'être humain.
Notre monde moderne n'a rien d'exemplaire, et force est de constater qu'à force de cautionner la toute puissance du vouloir humain déconnectée de la source et des dieux invisibles, quelque chose s'est perdu.
Il y a fort à parier qu'en suivant l'état de nature, l'intuition et l'aspiration inée acquises en se liant à plus grand que soi puissent être en quelque sorte mieux préservées. En s'écoutant, en écoutant la nature, en observant le soleil et les étoiles, l'homme premier était peut-être plus proche du créateur qu'un philosophe contemporain.
C'était en tous les cas l'idée de ce bivouac Eden Sauvage : renouer avec des racines primordiales, s'immerger dans la nature, les éléments, écouter et honorer le corps et le feu du dedans, vibrer aux sons de la Tribu, laisser couler le temps en écoute active pour s'écouter un peu soi-même et arrêter le flot incessant des pensées, du mental frénétique qui en oublie de regarder le monde.
Se peindre tous en rouge, couleur de terre et de vie, peindre des motifs vibrants sur le corps, vivre avec la rivière, arpenter des espaces sacrés au coeur de la forêt, vibrer tous ensemble aussi dans le cercle de tambour, ce bivouac a permis de suspendre le temps et de se retrouver un peu soi-même.
Comme une réminiscence lointaine, comme un parfum d'humanité primordiale, ces 4 jours ont laissé leur empreinte en nous et nous incitent à savoir arrêter le temps et le flux du monde pour savoir écouter, observer et faire émerger en nous l'ancrage puissant de la Mère-Terre et de l'essence radieuse, sauvage et solaire de notre force de vie.
En connexion avec soi et la Nature mais aussi avec le monde que ce bivouac ne vise pas à fuir mais plutôt à mieux aborder, avec bienveillance et vigilance, pour ne pas perdre le fil de soi-même...




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